Skip to main content

Paix, principes, programmes

Ils sont venus, ils étaient tous là. Mais, pardon Aznavour, il ne s’agissait pas cette fois, de saluer une dernière fois la Mamma. Le thème de leur réunion, proposé par un des habitués de leur troupe, insidieusement provocateur «Élection, piège à c… », avait eu au moins le mérite de témoigner d’un intérêt général pour la chose.

Il est vrai que les élections israéliennes s’approchaient rapidement. Que la férocité de la bataille, le niveau bas de la ceinture des attaques personnalisées réciproques, le lourd parfum de la corruption qui s’y était infiltré, la radicalisation de l’affrontement à Gaza, faisaient grimper allègrement la fièvre émotionnelle. Et les faisant ainsi déroger à la règle encadrant leurs réunions hebdomadaires, on ne parle ni de religion, ni de politique. Jonathan espérait seulement que le débat inévitable, ne finirait pas comme dans le fameux dessin sur l’affaire Dreyfus, avec une table dévastée et la légende «ils en ont parlé».
Le respect des traditions et des bonnes habitudes aidant, tout commença, «as usual», par le choix des boissons. Puis par l’accueil blagueur des retardataires, eux aussi habituels. Puis par l’installation en rond de cercle des futurs belligérants. La séance pouvait commencer. L’initiateur thématique, barbe noir corbeau en avant et sourcils broussailleux, introduisit le sujet avec la flamme que tous lui connaissaient. C’est trop important, pour la nation, nos enfants, période cruciale pour le pays, autour du pays, le devoir de participer, l’unité, les dangers, les opportunités, …il dressa le cadre. Terminant sur une recommandation honnête : on s’écoute pendant, on boit un coup après !

Un premier intervenant reprit la balle au bond, pour déclarer sa confiance, et même toute sa flamme dit-il pour Bibi, énumérant une litanie argumentaire qu’il estima modestement imparable. Provoquant l’intervention du second, qui niant le caractère imparable revendiqué, lui opposa un contre-argumentaire tout aussi fourni, en faveur du camp Bleu Blanc. Déclenchant à son tour, avant qu’il termine complètement, la verve contradictoire d’une fougueuse cinquantenaire…. Et, bien entendu, la mécanique s’enclencha. Le bel ordonnancement, l’écoute, la retenue, s’évanouirent très vite. Les affrontements d’opinions tranchées de personne à personne, alternaient et se superposaient avec les discussions générales sur un sujet mobilisateur. L’ironie, les mises en boîte, permettaient de garder une dimension amicale à ce qui ressemblait de plus en plus à une sympathique foire d’expression de passions et de positions idéologiques solidement tenues.
Poussé à s’exprimer, Jonathan choisi alors de proposer une grille d’évaluation des oppositions politiques. Introduisant leur dit-il, un peu de rationnel dans un océan d’émotionnel. Esquivant les quolibets, il évoqua la démarche des 3 P. L’effet de surprise lui donna le temps d’exposer sa proposition.

Le premier P pour Paix. Les deux camps, Droite et Centre, ont des titres à offrir la garantie de savoir gagner les guerres. Dans le contexte de danger permanent qu’Israël affronte, l’important n’est donc pas de choisir qui gagnera le mieux la guerre, mais qui gagnera mieux la paix. Qui est le plus susceptible d’interrompre le cycle sans fin des guerres, et de gagner la paix ?

Le second P pour Principes. Etre juif et être israélien appelle le double respect de principes. Les principes moraux, auxquels notre histoire, notre culture, nos traditions obligent. Les principes initiaux du sionisme, que probablement les évolutions du pays ont fait en partie oublier, mais qui nourrissent la dimension identitaire d’Israël. Qui, quel camp, quel leader, sont le plus susceptible de défendre ces principes ?

Le dernier P pour Programme. Quels sont les programmes des forces politiques candidates ? Les hommes importent, mais plus encore importe le projet dont ils sont porteurs, qui nous concernent, nous directement, le futur de nos enfants. Etudier, peser les programmes permet en particulier d’évacuer le poids trop grand du jugement, forcement partisan, sur les personnes. Quels sont les programmes et lesquels répondent le mieux aux défis qui attendent le pays ?

Sa proposition fut accueillie d’abord dans le silence, puis dans un début d’approbation, puis dans un premier essai de réponse collective au premier P défini. La paix. Une opinion s’exprima, une autre reprit la réflexion à sa conclusion pour l’infléchir, une troisième pour la contester…et le débat reprit son rythme, sa fougue, ses interruptions, ses blagues, ses quelques cris.
La démarche des 3 P ne coula pas. Elle flotta sur les vagues déferlantes des échanges, disparaissant, réapparaissant, dans les reprises de souffle, les accélérations, les temps morts. Pour redevenir reine quand les verres se levèrent, à la gloire éternelle des 3 P.

Mr Netanyahu, I feel ashamed

I received recently a direct message to me, from you.
I don’t know you personnaly.
I suppose that my name is part of a file used to win votes in next election.
As the trend is now to use marketing method to individualize politic argumentation.
But, as politics is a community matter, I prefer to share my reaction to your personnal message with my fellow citizens. This is it : I feel ashamed

I feel ashamed in the name of Israel democracy. Yes, Israel is a democratic state. But your political action is more and more distorting it. Probably more for electoralist alliances than for intimate conviction, you bring this democracy close to the autorative, populist democracies which are flourishing in the East European states.

I feel ashamed, in the name of the minorities in Israel. You confirmed clearly in your last declaration that the status you assigned to those minorities is different from the status of Israeli Jews. This difference being based upon difference of religious appartenance, is in itself a negation of the basic humanity principle : all men are equal, out of religion, gender, colour and condition.

I feel ashamed in front of the hypocrisy, consisting in declaring the minorities populations being citizens of the state, together with declaring that this country is only for the Jews. I feel ashamed when arabic language is downgraded to a second class national language.

I feel ashamed in the name of Zionism. Theodore Hertzl defined Israel as a state for the Jews and not a Jewish state. David Ben Gurion confirmed the creation of the Israel as a secular state, assigning Jewish religion to its natural individual role, out of the political field, and introducing faithfulness to Judaism through some traditional signs, as Shabbat, in the public life. The last national law is a treachery regarding the original principles linked to Zionsm.

I feel ashamed in the name of secularism.  When, for electoralist reason, you introduce the more extremist and racist religious party as the next Likoud partner, you re-enforce the deviation that makes religion and religious parties impulsing the main tendancies and orientations of the main governemental decisions.
Giving the education minister to a responsible of a religious party, found its conclusion when introducing a religious approach into a national secular system.

I feel ashamed in the name of justice. As a French-Israeli citizen, I have a deep respect for the independance, the power, of the Israeli Justice and Police authorities and systems. This makes me me all the more ashamed when I see the Minister of Justice attacking them, trying to downgrade the Supreme Court power, distorting the balance between juridic and legislativ power. When I see yourself, criticizing judges and police officers in your personal case, as you should be, by function, their first defender.

I feel ashamed in the name of ethics. I know, through personnal experience in France and in Algeria, that an occupation army becomes automatically unrespectful of moral laws. I know the complexity of the Israeli-Palestinian conflict. But I know that letting rot the actual situation, conducts inevitably to make Israel being infected by immorality. Immorality through indifference and through action.
I know that illegal immigration is a difficult and a delicate question to treat. But I know that the lack of humanity and the lack of rationality are conducting a country to the worst.
I am ashamed to see Israel democracy being downgraded by loss of ethic obligations.
I know that illegal immigration is a difficult and a delicate question to treat. But I know that the lack of humanity and the lack of rationality are conducting a country to the worst.
I am ashamed to see Israel democracy being downgraded by loss of ethic obligations.

I am ashamed in the name of equality. You probably know better than me, that Israel is at the lowest level of economical equality amongst worldwide nations. In spite of a booming economy and technological development. Which indicates that the social and économical repartition is and becoming each year more inequal.
This inequality is all the more striking that it touches essentially childhood.

I hope now that the next election will help to stop all those  derivatives of Israeli society,  re introduces in the political life of the country, real democracy, respect of minorities, fidelity to Zionism principles, application of secularism, defence of justice, return to ethics, re conquest for equality and make me feel again proud to be Israeli/French.

With all respect,
Jonathan

Jonathan is the writer name for an Israeli/French citizen, living in israel for 6 years.

Donner du sens

Au-delà de l’étincelle initiale qui a fait éclater la colère de ceux qui se sont parés du gilet jaune pour la manifester, la taxe écologique sur le carburant, une addition de frustrations s’est vite révélée nourrir cette explosion.
Pouvoir d’achat, sentiment d’abandon, éloignement des décisions, distorsion sociale, excès de privilèges, injustice territoriale, mondialisation menaçante…..se sont amalgamés dans le désordre et, très vite, la démesure. Et, exploités par les extrémismes de tout bord, ouvrant au pire, la violence, le le renversement constitutionnel.
Mais, au-delà de l’au-delà, l’explosion a trouvé sa source dans le vide fondamental actuel de la société française, le manque de sens de la vie nationale.

Des causes universelles participent à la perte du sens commun donné à la vie de tous

Mais, au-delà de l’au-delà, l’explosion a trouvé sa source dans le vide fondamental actuel de la société française, le manque de sens de la vie nationale.
L’effondrement de l’idéal rêvé qu’a été le communisme, son corolaire le triomphe du capitalisme qui l’a poussé à des dérives d’injustice insupportables, la mondialisation dans ses effets d’uniformisation, la médiatisation et son pouvoir de distorsion, l’absence assourdissante de système de pensée du monde moderne.
Des causes nationales ajoutent au grand désarroi.
En politique, la désagrégation d’une offre ‘’de gauche’’. En France, comme partout en occident, veuve du grand parrain qu’a été le communisme, incapable de se réinventer, la gauche s’est diluée dans une ‘’sociale-démocratie’’ rosâtre, inodore. La ‘’droite’’ classique n’offre rien de plus entraînant, engluée dans des luttes de pouvoir qui anihilent une vraie réflexion d’ensemble. Aux extrêmes, des sectes idéologiques opposées se rejoignent dans une contestation globale qui ne fait que creuser le doute et la colère. Les multiples fractures sociales amplifient la vacuité du jeu politique. Urbanisation à marche forcée et fragilisation du tissu rurale, ghettoïsation de quartiers de banlieues, radicalisation d’une minorité musulmane, déficit d’intégration de l’immigration.

Le grand débat lancé par le président de la République répond à la demande multiple réclamée par le mouvement des gilets jaunes

De cette démarche totalement innovante peut surgir, si le processus d’analyse et de synthèse qui va l’exploiter sait être solide, transparent, créatif, un ensemble systémique de réponses cohérent, fondateur, suffisamment rassembleur.
Cette capacité de rassemblement deviendra réellement fondatrice si le nouveau système politique, économique, social proposé, s’explicite selon un sens ontologique, clairement nommé, unique, motivant, différenciateur.

Autrement dit, au-delà d’un ensemble ordonné de réponses, le système devra être porté par une redéfinition identitaire française.

Anti-antisémitisme

Comme on l’a bien vu, dans le développement des gilets jaunes, la révolte sociale est porteuse de l’expression et de l’amplification d’un antisémitisme larvé sous ses différentes formes. Il serait donc important d’accompagner l’ensemble des mesures sociales, économiques, financières, politiques, qui sortiront du grand débat, d’un volet spécifique de traitement de ce phénomène.

Quand ça va mal, c’est la faute aux juifs. Depuis plus de 2000 ans, c’est comme ça.

Il n’est donc pas absolument étonnant que la protestation  des gilets jaunes comporte sa part de déclarations, actions plus ou moins violentes antisémites, dans la mesure où elle traduit un mal-être profond et relativement général. L’augmentation exponentielle des actes ouvertement antisémites  actuellement constatée n’intervient pas par pur hasard.

Il n’est pas dans la possibilité immédiate de supprimer au plan national un réflexe universel, atavique, millénaire. Mais  sa remontée en surface offre l’occasion  de s’attaquer dans un premier stade à cette résurgence dangereuse pour une communauté  particulière, qui a peut-être suffisamment donné d’elle-même à la communauté nationale pour être défendue, protégée, valorisée. Et, dans un deuxième stade, d’attaquer offensivement et non plus défensivement le substrat d’antisémitisme, dormant ou proclamé, qui pourri de l’intérieur, même partiellement, la société française. Qui se traduit dans la vie quotidienne, par un réel interdit social. Les signes extérieurs de judéité sont devenus pratiquement impossibles à porter, les enfants juifs ne peuvent plus en beaucoup d’endroits étudier à l’école laïque, qui par ailleurs en beaucoup d’endroits ne peut plus enseigner la Shoah…..

Un pan d’actions nouvelles devrait donc compléter le programme d’ensemble.

Dans un premier temps, un panel d’experts judiciaires, policiers, sociologues, juifs, autorités islamiques, politiques, se réunirait pour évaluer l’arsenal actuel de lutte et d’interdiction de l’antisémitisme et pour définir, autant que le permettent les lois fondamentales de la République, un renforcement de ce dispositif. Pour définir les moyens les plus rapides de sa mise en œuvre, tenu compte des contraintes législatives et juridiques.

Dans un second temps, devrait être mis au point, avec les autorités de l’éducation, les représentants des différents types de média, et les fournisseurs d’internet et de réseaux sociaux, une série de programmes de sensibilisation, d’information sur le judaïsme, son histoire et sa réalité, sur les communautés juives  en France, sur Israël, son histoire et sa réalité, Y compris le conflit israélo-palestinien, ainsi que sur l’antisémitisme, son histoire, ses phantasmes et fantômes, sa réalité.

 Ce programme d’actions spécifiques devait d’une part, être placé sous le cadre de la refondation de l’identité française de ‘’nouvel humanisme’’ et d’autre part, être présenté comme un devoir d’honneur de la communauté nationale.

« Identité », le pire et le meilleur

‘’L’identité’’,  s’est imposée en concept de référence face aux interrogations multiples du monde contemporain.
Sur tous les continents, sur tous les sujets, il est brandi en étendard, appuyé sur des démonstrations, aussi définitives que contradictoires.
Aucun champ n’est épargné, sociologique, économique. Mais c’est bien entendu dans le champ politique que la revendication identitaire prend toute son acuité. Résolument sélective et férocement exclusive, elle transforme un questionnement légitime et vital en domaine d’affrontements allant de l’idéologique au guerrier.
Le paradoxe est que ce concept, supposé répondre aux interrogations ontologiques d’un temps de grandes ruptures, n’est lui-même le sujet d’aucune interrogation. Automatiquement accepté, il s’entend unanimement comme le héraut de la continuité, de la préservation.

Le pire : le grand malentendu

L’histoire est sage, assise avec l’ennui des sages,
Et tient un livre atroce ouvert sur ses genoux,
Elle mouille son doigt pour décoller des pages
Qui ne parlent jamais de nous.

Jean Cocteau découvre, avec la fulgurance du poète, le grand malentendu qui vicie dans leur fondement la quasi-totalité des attachements identitaires.
La référence à l’Histoire fonde en effet toujours sinon exclusivement, la recherche, l’explicitation et la mise en exergue d’une identité référente. Trump prétend retrouver avec ‘’America First’’ une vocation originale des Etats-Unis d’établir par sa propre force la plus grande puissance mondiale ; Marine le Pen et ses équivalents nationalistes européens prônent le retour exclusif aux racines constitutives de leurs nations ; et à l’inverse, les mêmes réfutent l’existence d’une identité européenne par absence de réalité historique ; en Israël, au-delà des dimensions sécuritaires, économiques, les prochaines élections s’articulent autour de la confrontation identitaire entre un fondamentalisme à racines ethno/religio/ géographique, et un centro-sionisme laborieux dérivé de l’original. Comme l’avait annoncé André Malraux, ‘’le XXI siècle sera religieux ou ne sera pas’’, et la donnée religieuse s’invite effectivement d’autorité dans le politique. Les fondamentalistes islamistes ressuscitent un Califat de leur grandeur passée ; les Evangélistes américains s’inspirent d’une conception radicale de leur chrétienté pour développer inexorablement leur stratégie œcuménique.
L’identité est spontanément conçue comme le respect d’une lignée historique, le maintien ou le retour au présent des données initiales d’un temps passé, la préservation d’un acquis fondateur.
Cette vision entraîne donc, sous l’autorité de l’histoire, la priorité et souvent l’exclusivité au respect du ‘’même, de ‘’l’idem’’, la transposition du passé et la défense de l’acquis.
Ouvrant du même coup la voie au pire. L’exergue des racines chrétiennes conduit au refus du mariage pour tous, de l’interruption volontaire de grossesse. Le nationalisme historique conduit au rejet absolu d’une immigration jugée a priori menaçant l’intégrité nationale. La soumission inconditionnelle aux lois coraniques conduit les extrémistes islamistes à la condamnation violente de tout ce qui s’y oppose. La loi de Moïse continue pour les Hassidimes à prévaloir sur les lois de l’Etat d’Israël. L’invention de la race aryenne conduit un illuminé et le peuple qu’il fascine au pire absolu. L’histoire a ses vertus. Elle constitue une ‘’recherche du temps perdu’ ’enrichissant humainement, intellectuellement, sociologiquement, le temps présent. Elle devient danger lorsqu’elle prétend conférer à l’identité ainsi conçue, l’exclusivité de la conduite du temps présent.

Le meilleur : voie du présent et voix du futur

‘’L’histoire décolle des pages qui ne parlent jamais de nous’’.
Le privilège historique fige l’identité dans la transposition d’un acquit. En oubliant que le temps passé est un temps perdu. ‘’L’histoire est l’étude des faits morts’’, dit Valéry, ‘’c’est l’étude des êtres n’existant pas’’ rajoute Alain, prolongeant Saint-Augustin, ‘’le passé, ce n’est pas le passé mais la présence du passé’’. Le passé ne devient ‘’le temps retrouvé’’ que dans son inscription dans le sang et le souffle du présent.
L’identité n’est pas seulement mémoire. ‘’Tout change perpétuellement, la seule chose immuable est la loi de cette perpétuelle métamorphose’’ disait déjà Héraclite. L’identité est ‘’le même’’ et, en même temps, changement. Elle est l’unité de la conscience de soi, qui suppose mémoire et anticipation, c’est-à-dire la synthèse qu’elle opère à travers tous les changements. De la même manière qu’un individu n’est pas seulement le résultat de son ADN, une entité collective, qu’elle soit locale, régionale, nationale, supranationale, ou ethnique, religieuse, est l’expression vivante d’une combinaison de facteurs du présent. Les Etat-Unis ne peuvent plus s’identifier seulement à la résurgence d’un ‘’America first’’. L’identité américaine doit intégrer son temps passé au temps qui passe. Depuis l’irruption des GAFSA, à la mixité démographique croissante, à la complexité nouvelle de sa position géostratégique. La réduction de l’identité française à un enracinement nationaliste ignore sa vocation à l’universel, son élargissement à d’autres cultures. L’Israël du XXIe siècle n’est plus que la combinaison bancale du Judaïsme et du Sionisme, mais l’a enrichi d’une dynamique économique, technologique, culturelle. Les formes radicales du christianisme, de l’islamisme, comme du nationalisme, apparaissent des défigurations de leurs notions d’origine.

L’identité n’est pas seulement mémoire. ‘’Tout change perpétuellement, la seule chose immuable est la loi de cette perpétuelle métamorphose’’ disait déjà Héraclite. L’identité est ‘’le même’’ et, en même temps, changement. Elle est l’unité de la conscience de soi, qui suppose mémoire et anticipation, c’est-à-dire la synthèse qu’elle opère à travers tous les changements. De la même manière qu’un individu n’est pas seulement le résultat de son ADN, une entité collective, qu’elle soit locale, régionale, nationale, supranationale, ou ethnique, religieuse, est l’expression vivante d’une combinaison de facteurs du présent.  Les Etat-Unis ne peuvent plus s’identifier seulement à la résurgence d’un ‘’America first’’. L’identité américaine doit intégrer son temps passé au temps qui passe. Depuis l’irruption des GAFSA, à la mixité démographique croissante, à la complexité nouvelle de sa position géostratégique. La réduction de l’identité française à un enracinement nationaliste ignore sa vocation à l’universel, son élargissement à d’autres cultures. L’Israël du XXIe siècle n’est plus que la combinaison bancale du Judaïsme et du Sionisme, mais l’a enrichi d’une dynamique économique, technologique, culturelle. Les formes radicales du christianisme, de l’islamisme, comme du nationalisme, apparaissent des défigurations  de leurs notions d’origine.

L’identité devient alors non constat, mais une force. Plus statique, mais dynamique. Ce redressement de perspective ouvre alors la voie au meilleur. La découverte de la force vive qui caractérise une collectivité, explicite ce qui différencie un pays de tous les autres, ce qui sous-tend ses activités, sa population.
Cette force vive porte une double exigence. La première tient à sa recherche et à son expression. Identifier l’identité d’un pays demande un examen large, objectif, de toutes ses composantes, passées, présentes, un effort rigoureux d’analyse et de synthèse, éliminant en particulier la dimension émotionnelle habituelle. La seconde tient à sa nature active. L’identité est un devoir. Elle est un objectif, en permanence activé. Elle demande une lucidité, un engagement constant, conscient, de tous, partout. Elle devient alors le moteur des actions au présent et la ligne de projection dans le futur.

L’identité : une entrée créatrice du présent et du futur

A partir du moment où l’approche identitaire n’est plus un enfermement mais au contraire une réinvention, s’ouvre alors une vision dynamique, positive, des questionnements habituels.
Une étude menée récemment, tente d’établir objectivement et rationnellement les bases sur lesquelles la France pourrait structurer sa reconquête identitaire. Cette reconquête s’appuie sur le concept d’identité réaffirmé d’humanisme.  La France du regret peut alors se transposer en France de l’avant-garde en revigorant et modernisant son acquit idéologique par son inventivité scientifique et culturelle, son aptitude à la rupture. Les trois notions fondatrices de l’identité française, Liberté, Egalité, Fraternité, réactualisées, complètent le système d’identité. Ces bases ouvrent une nouvelle entrée dans la problématique française  L’action publique retrouve l’essentiel maintenant disparu, un sens, qui facilite sa cohérence, sa compréhension et son acceptation par les citoyens. Quelques exemples. En économie, un programme de substitution progressive mais déterminée de l’industrie de l’armement par l’industrie et le service de l’écologie, appuyée sur les deux champions mondiaux français du secteur (Engie et Veolia). Dans le domaine social, sur la base d’évaluation d’un comité d’experts indépendants, un répertoire des populations les plus nécessiteuses est établi, et une échelle de revenu décent est défini, assuré par la solidarité nationale. En politique, le principe de subsidiarité érigé en règle absolue permet l’instauration d’un équilibre accepté des droits et devoirs de tous. L’immigration, régulé par une approche rationalisée et débarrassée des a priori émotionnels et idéologiques débouche sur un système d’intégration culturelle, économique, éducative, linguistique, financière, sociale, contribuant à l’équilibre démographique et économique du pays.

De la même manière que l’humanisme retrouvé devient l’âme motrice d’une France éternelle et nouvelle, une récente étude identitaire redonne à l’Europe, avec le concept régénéré de Terre Mère, un souffle nouveau à sa vocation originale. Il ne s’agit plus pour chaque pays européen de réinventer à force une maison nouvelle mais de réintégrer la maison familiale commune. Il ne s’agit plus de demander ce que l’Europe peut apporter mais de se demander ce que chacun peut apporter à l’Europe. Dans un monde constitué de grands acteurs géopolitiques, l’Europe, Terre mère, prend elle aussi un sens pour le temps présent et le futur, nourricier et protecteur de chacun de ses pays-enfants.

Dans un temps contemporain qui courre si vite sous le fouet de l’innovation technologique triomphante, de la médiatisation assourdissante, du brouhaha incontrôlé de la parole libérée de la contrainte morale, les hommes oublient de s’interroger sur la véracité des histoires qu’ils se racontent. Et qui du coup ‘’ne parlent jamais de nous’’.
Faire arrêt. Comprendre que l’approche identitaire n’est pas résurgence historique réinventée, mais continuité d’invention de vie, donne aux générations actuelles et à venir le sens, le désir et la dynamique de l’action.

Le 30 juillet 2024

Depuis  le califat de Tel Aviv
 
Mr Ben Quelle Moon, secrétaire perpétuel de l’ONU, vient de demander fermement  aux belligérants des différents foyers de guerre de libération dans le monde, une trêve humanitaire.
Cette quasi mise en demeure s’adresse en premier lieu aux gouvernements de la France, de l’Espagne, du Royaume Uni, de l’Italie, des Etats-Unis et de l’Allemagne.
S’il est bien exact, pour s’en tenir à une stricte neutralité journalistique, que la Belgique vis-à-vis du nord du territoire français, la Résurgence Basquaise le long de la frontière pyrénéenne Espagnole, l’Ecosse En Révolte sur la ligne de séparation anglo-écossaise, le Mouvement d’Autonomie Lombarde à la limite italienne du nord, les Séparatistes Mexicanos devant le mur frontière américaine électrifié, et enfin La Renaissance Austro-Germanique au regard de la frontière sud allemande, mènent tous et toutes depuis presque dix ans une campagne de bombardement de missiles et un harcèlement perturbateur via des tunnels inter-frontières, il n’en n’est pas moins objectivement établi que la réaction militaire de ces différents gouvernements, déclenchée simultanément, donc indubitablement concertée, depuis trois jours, s’avère horriblement disproportionnée.
Les images insupportables que Gogole World News répand en continu, dont j’épargne la description aux lecteurs qui, tous, les découvre par leur Portable Smart Unit,  l’écart entre les milliers de morts du côté des insurgés et de quelques centaines seulement dans les pays concernés, la destruction systématique apocalyptique, le phénomène d’exile de populations civiles, prouvent la dimension génocidaire des opérations militaires, encore une fois concertées.
On retrouve dans les arguments prétendument justificatifs de ces six vieux Etats, la litanie artificiellement pleureuse que l’ancien Etat d’Israël avait déroulée lors de la lutte libératrice du territoire palestinien, maintenant redevenu une terre de Califat : l’insécurité perpétuelle de leurs populations limitrophes, les dégâts sociaux, psychologiques même et, bien entendu, financiers….Arguments, là encore, doublés par une opposition absolue au principe d’assimilation totale, fondateur des mouvements de libération.
Et argumentaire, force est de se l’avouer, de peu de poids au regard des conséquences humanitaires de cette action concertée, c’est-à-dire froidement organisée.
 
Noyés parmi la population civile, protégés par les femmes et les enfants, ces mouvements résistent  courageusement depuis trois jours aux forces armées terrestres, de l’air, maritimes qui les agressent.
Les représentants du Califat du Moyen Orient, les représentants de ces espaces de liberté conquises que sont la Syrie, l’Iran, le Soudan, l’Arabie Séoudite, le Quatar, appuient l’injonction de trêve onusienne.
 
Espérons que l’humanité l’emportera sur le calcul chez ces Etats sûrs d’eux et dominateurs, que la trêve sera effective et permettra aux Mouvements de Libération de reconstituer leurs forces.
 
Les correspondants de Libération sur le terrain

Entrechoc

Choc 1.Recruter un ‘’post-doc’’….Jonathan, béotien patenté, interrogea son interlocuteur, directeur d’étude dans un laboratoire de recherche en biologie. Qui lui expliqua, très candidement, la situation. D’abord, décrocher le Graal, obtenir le budget de recrutement d’un poste temporaire. Le miracle.  Après appel à candidature, sélectionner les huit à dix dossiers les plus solides, auditer les heureux candidats, choisir l’élu(e). C’est-à-dire renvoyer à leurs déjà très, très longues études, les recalés.-Très longues études, ça signifie ?La réponse lui fit penser à l’adage, ‘’à question idiote, réponse idiote’’. Bac + 11. Tout simplement. D’où viennent donc ces ‘’post-doc ?’’ Issus  des universités niveau master et doctorat ou bien de grandes Ecoles. Le doctorat ? Minimum trois ans, rédaction d’une thèse sous la direction d’un directeur de thèse, soutenance de la thèse. Où tout ça mène-t-il ? Au mieux à un CDD. Et à quel salaire ? 1 800 euros par mois. Avec Bac + 11 ? Oui. Les recalés ? A la galère, aux petits boulots, à l’abandon, au départ à l’étranger.Un gâchis humain épouvantable. Une sous-valorisation catastrophique.

Choc 2.A peine remis de cette découverte précise, cataclysmique, Jonathan commit l’imprudence d’errer  dans les travées d’une ‘’grande surface’’, comme elles se dénomment, dans une autre type de recherche, alimentaire celle-là.Et un autre aspect de la réalité quotidienne s’imposa accidentellement à lui. Un couple de jeunes, tenant leurs deux enfants par la main, se hissait sur la pointe de leurs quatre pieds pour lire de près, ensemble, les étiquettes de prix de croquettes pour chien.– 4 euros, je suis sûre de les avoir vues à 3,70 euros ailleurs -Tu crois ? – Je ne crois pas, je suis sûre – Alors, viens, on les laisse.Est-ce que l’économie de 30 centimes permet aussi d’optimiser sensiblement un salaire de 1 800 euros se demanda Jonathan ?


Choc 3.Le présentateur du journal télévisé du soir lista en sommaire les différents sujets qu’il allait aborder. Puis s’empara du sujet majeur qui mobilisait aussi bien les têtes du gouvernement que les différentes forces politiques de la majorité comme de l’opposition, que les célébrités du monde de la sociologie, de la philosophie, que les instituts de sondage, que les instances religieuses des diverses confessions : l’apparition de cet ovni étrange que Jonathan mit un certain temps à identifier, le ‘’burkini’’.Loin de le lancer dans une rêverie ethno-érotique, ce fameux sujet majeur annoncé triomphalement, provoqua chez lui un mélange détonnant de stupeur, d’indignation et d’incrédulité profonde.Quel chemin a pu conduire une société entière à ce niveau d’indigence, comment une interrogation sociétale légitime peut-elle dériver dans une comédie  de combats ubuesques, de faux-culs et d’affrontement à coups de mentons mussoliniens ?Cet entrechoquement fit naître deux niveaux de réflexions Jonathanesques.Niveau 1La chaine de l’artificiel !La hantise de l’élection et/ou de la réélection mène les politiques par le bout de leur nez dans une recherche éperdue du gain de l’opinion par le plus grand facteur émotionnel possible. La hantise de l’audience pousse les médias à coller aux basques des politiques dans la chasse au plus grand dénominateur démagogique. Les réseaux sociaux relaient allègrement ce mouvement brownien, entretenant ainsi une représentation théâtralisée en apesanteur, ignorante de la réalité vivante.Niveau 2La société de l’artifice !La recherche du spectaculaire aboutit à caricaturer la dimension éthique, sociale et économique de l’intégration d’une minorité culturellement différente de la majorité. Là où l’orchestration devrait s’imposer, on bat le tambour. A mettre tous les feux de la rampe sur un sujet starifié, la société rejette dans l’ombre et occulte les vrais piliers de son devenir. Le traitement honteux, en dépit de grandes déclarations, de la recherche, le déni de priorité à donner à la jeunesse en termes d’emploi, de formation, deviennent les marqueurs…..Jonathan s’interrompit pour décrocher le téléphone qui sonnait, et pour entendre son ami chercheur lui crier-J’ai quand même oublié de te dire : en dépit de tout, les jeunes chercheurs sont en train de changer le monde.

Bi-dénigrement

La comparaison est quasi impossible, se dit Jonathan.
D’un côté, s’entremêlent plus de 60 millions de sujets, tous ardemment différents les uns des autres, sans compter leurs innombrables sujets de mécontentements. Et de l’autre 8 millions de citoyens, tous héritiers d’un passé extraordinairement divers et tous au rattachement présent à de leur nation-mère résolument singulier.
Ce qui ne les empêche pas de se comparer sans cesse l’un à l’autre, bien entendu. Au contraire même. Leur propre singularité rendant la singularité de l’autre incompréhensible, sinon insupportable.
-‘’De qui parles-tu ?’’ lui demanda son amie, alors qu’ils s’installaient à la terrasse d’un café place de la Bastille.
J’ai dû parler tout haut, s’étonna Jonathan qui pensait réfléchir pour lui-même.
-‘’Eh bien, des français et des israéliens’’
-‘’Bien sûr’’ répondit en écho, son amie fataliste.
Cette fois-ci, décidé à garder ses réflexions pour lui, Jonathan poursuivi sa rêverie éveillée. Et remonta à la source de son analyse comparée.
Revenu à Paris depuis peu, il était encore une fois surpris par la vision caricaturale que pouvait avoir majoritairement les français des israéliens. Les français, hors des idéologues extrême-gauchisants, hors des 5 à 10% des racistes pur-jus, irrattrapables irréductibles. Les français, gaulois à la Uderzo-Goscinny, monarcho-républicains, battants de la vie ordinaire, dopés au smartphone et aux infos continues. Mais aussi ses copains français, businessmen, intellos, universitaires, sportifs. Tous, tous portant un regard myope sur ‘’un pays guerrier,  prenant appui de sa position de fort parmi les faibles pour imposer, régenter, contraindre et, même, tuer’’.
Incapables par aveuglement politico-médiatique, par focalisation sur le négatif,  de percevoir ce que représente Israël,  d’hymne à la vie, de volonté créative, d’ouverture au monde, dans un environnement violent, où les aspirations légitimes sont enfermées dans un carcan d’immobilisme, de corruption, de terrorisme religieux.

De même qu’il était régulièrement confronté, lorsqu’il était à Tel Aviv, à la myopie inverse des israéliens sur la France. ‘’Sarfati !’’, comme disaient ‘’Ach ! Franzozen’’ en d’autres temps d’autres contempteurs du peuple français. Engoncés dans un habit historique devenu trop grand pour eux, non pas ‘’fiers et dominateurs’’, mais dominés par les autres et par la peur, envahis par une minorité musulmane oeuvrant à devenir rapidement majorité, condamnés à devenir de plus en plus antisémites, les français composent une nation autrefois amie d’Israël, maintenant amie des régimes du Moyen-Orient et condamnée à un rétrécissement irréversible.
Vision tronquée là encore par la doxa nationale politique et médiatique, ignorante délibérée de la richesse géographique, humaine, économique, culturelle, technologique, d’un vieux pays certes mais renouvelé de forces vives, d’un pays emberlificoté certes dans ses retards d’adaptation au nouveau monde mais suffisamment grand et fort pour y parvenir au cœur d’une Europe elle-même trop vite enterrée.
-‘’A dénigrement, dénigrement et demi ; ça pourrait ressembler à une crise d’amours malheureux’’, se surprit à dire Jonathan.
-‘’C’est vrai qu’ils semblent faits l’un pour l’autre’’ reprit son amie, perpétuant intuitivement sa réflexion intérieure.
-‘’Sortis de leurs oeullières actuelles respectives, ils se surprendraient et s’apercevraient très vite. Rien n’est plus proche d’un israélien qu’un français. Et inversement. Même richesse culturelle, créativité, richesse intellectuelle, conscience du monde. Et même, même arrogance, mêmes inégalités sociales et économiques, même médiocrité politique. Equilibre entre la supériorité de réalisme et d’efficacité pour l’un et la qualité de savoir-vivre et d’humanisme pour l’autre.’’

Jonathan se demanda soudain s’il avait prononcé ces derniers mots ou s’il les avaient gardés dans sa tête.
Il n’osa pas poser la question à son amie.

vite. Rien n’est plus proche d’un israélien qu’un français. Et inversement. Même richesse culturelle, créativité, richesse intellectuelle, conscience du monde. Et même, même arrogance, mêmes inégalités sociales et économiques, même médiocrité politique. Equilibre entre la supériorité de réalisme et d’efficacité pour l’un et la qualité de savoir-vivre et d’humanisme pour l’autre.’’

Jonathan se demanda soudain s’il avait prononcé ces derniers mots ou s’il les avaient gardés dans sa tête.
Il n’osa pas poser la question à son amie.

Démocra-scie

‘’A nous battre et rebattre les oreilles avec la crise de la démocratie, tous ces prophètes de malheur annoncé vont bien finir par provoquer le grand chambardement’’, lui dit son ami.
‘’Je viens de lire sur les réseaux sociaux, comme on dit, qui deviennent de moins en moins sociaux, une caricature de démonstration qui s’intitulait « Démo-crassie »’’.
S’en suivit entre eux, une confrontation d’idées, d’expériences, de références politico-historiques, où volaient les mots comme théocratie, monarchie, autocratie, et même ploutocratie….

Comment ne pas donner une mauvaise réponse à une bonne question, se demandait Jonathan, en parcourant pensivement le bord de mer.
Que la démocratie ait atteint un point de rupture, trop d’exemples viennent le démontrer pour se cacher la tête dans le sable et faire ‘’comme si’’. Potentats africains, semi dictateurs sud-américains, régime ubuesque russe, dérive turque, tous concourent à une remise en cause. Mais encore plus. En Europe, la terre mère de la démocratie, la Pologne, la Hongrie, les Républiques ex Union Soviétique, font subir à leur régime démocratique les avant-derniers outrages, avant de passer aux derniers.
Que la démocratie autorise, par définition, l’expression anti-démocratique, de source extrême-gauche comme de source extrême-droite, par une naïveté inévitable puisque de principe, il faut bien l’accepter. La France, de ce point de vue, en est le plus parfait exemple. Comme on peut se risquer à penser se dit Jonathan, qu’Israël, indéniable exemple de démocratie dans un océan de théocratie régional, ternit son régime par une dérive nationalo-religieuse.
Que le décalquage du modèle de démocratie occidentale dans des pays culturellement, économiquement différents, aboutisse aux plus extrêmes catastrophes, les exemples s’accumulent. Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud…
Mais, pas de désespérance songea Jonathan.
Il existe d’autres voies, quelques contre-exemples.
La Suisse, avec sa tradition du référendum. Non seulement elle sait ainsi associer ses ressortissants aux choix de société, mais elle sait optimiser sa gestion économique, sociale, sa sécurité.
Cet autre petit pays, le Costa Rica, qui non seulement a constitutionnellement supprimé son armée mais en donnant priorité à l’éducation, à la santé, à l’environnement, réussit à se positionner à la première place de l’index Happy Planet, et comme le pays le plus égalitaire d’Amérique Latine.
Et si la solution à cette crise ne pouvait pas se situer quelque part dans ces parages ?
Quitter l’exploration du champ institutionnel par retour aux sources. Le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple.
Laisser les joies du débat sans fin au personnel politique, recréer une démocratie de terrain.
Jonathan se dit qu’il allait se laisser tenter par un nouveau bouquin au titre titillant, ‘’Et si les maires gouvernaient le monde ?’’

On a bien dit ‘’une fourmi de quatre mètre, ça n’existe pas, ça n’existe pas….et, pourquoi pas ?’’

Druze identity : ‘’Respect’’ to confront modernity, to stimulate Israel identtity

The Israeli Druze community decided to engage in a program of actions, aiming at combining dynamically its identity with modernity.

Druze community, a society of RESPECT
This program is based upon an independent study conducted recently by a French expert. It resulted in defining the specific identity system, the “AND” of that Israeli minority:
Three basic notions, Principles, Transmission, Loyalty, contribute to create and deploy the focal identity concept which makes the Druze community as a society of RESPECT.
The study revealed also the vital necessity for the Druze community to confront now the worldwide tsunami of digitalization, globalization.
As a result, Druze want to adapt their community to the new coming world, together with reinforcing their identity heritage.

Druze identity, a force for adaptation to modernity
The nature of its religion could conduct the Druze community towards a secret society type. And consequently to limit possibility for opening on the outside world.  In fact, that religion related to individual engagement and not to collective enforcement, based mainly upon ethic principles, represents a stimulating force for every Druze for community care, and personal discipline.

The strengths of millenary tradition, cultural, familial, food and clothing, philosophical,  belief in reincarnation, marriage obligation intracommunity, could prevent the introduction of modernity. In fact, all those characteristics will become precious factors for keeping alive the Druze community as a society of transmission, together with integrating the general elements of modern civilization.

Druze identity, a source of richness for Israel identity
The historical behavior of respect of the country in which the community is living, has long conducted the Druze, as a minority, to participate to Israeli life and to follow its rules. This acceptance reaches its ultimate by shedding its blood for the nation. It led also the Druze to passively suffer some degree of discrimination. The identity concept “Respect” will become a lever to initiate an active relationship with the Israeli majority on the basis of mutual respect, to a higher level of equality.

The Druze community could bring to the Israeli society the best of its identity, ‘’Respect’’ at first, ‘’loyalty’’, ‘’principles’’, ‘’loyalty’’, then. It could help to regenerate in the Israeli DNA those components, threatened by the radical changes of the society.
The knowledge of Druze know-how to preserve identity when facing drastic evolution could complement Israeli own expertise.

Druze have an interior richness to bring to the Israel Nation.